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Facture en micro-entreprise : les mentions obligatoires

Une facture n’est pas un reçu amélioré : c’est une pièce comptable, avec des mentions précises et une numérotation qui ne pardonne pas les trous. Voici ce qu’elle doit porter quand on facture une prestation chez un particulier.

Quand une facture est obligatoire

Entre professionnels, la facture est toujours obligatoire. Face à un particulier, elle l’est au-delà d’un certain prix de prestation, et dans tous les cas dès que le client la demande ; le seuil exact est fixé par arrêté et se vérifie sur le site de l’administration.

Le plus simple est donc d’en émettre une pour chaque prestation. Vous n’aurez jamais à vous demander si celle-ci en exigeait une, et votre série restera complète.

Ce qui vous identifie

Votre nom ou votre dénomination, votre adresse, et votre numéro SIREN ou SIRET. Selon votre activité, la mention de votre immatriculation au registre du commerce ou au registre des métiers s’ajoute.

Si vous facturez la TVA, votre numéro de TVA intracommunautaire figure aussi. Une entreprise en franchise porte à la place une autre mention, détaillée plus bas.

Ce qui identifie la prestation

Le nom et l’adresse du client, la date d’émission de la facture et la date de la prestation. Puis, ligne par ligne, la désignation précise de ce qui a été fait, la quantité et le prix unitaire.

Une désignation vague comme « prestation » ne suffit pas. Écrivez ce qu’un contrôleur comprendrait sans vous connaître : le nom de la prestation tel qu’il figure dans votre catalogue, et le supplément de déplacement sur sa propre ligne s’il y en a un.

Une remise accordée apparaît elle aussi, nommée, plutôt que fondue dans un prix plus bas : le prix plein reste lisible et la remise s’explique d’elle-même.

Les montants, et la question de la TVA

Si vous facturez la TVA, chaque facture porte le taux appliqué, le total hors taxes, le montant de la taxe et le total toutes taxes comprises. Les trois nombres doivent s’additionner exactement.

Si vous êtes en franchise en base de TVA, vous facturez sans taxe et la facture doit porter la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». L’oublier laisse croire que la taxe est incluse.

Les seuils de la franchise et les taux changent au fil des lois de finances. Vérifiez-les chaque année auprès de l’administration ou de votre comptable plutôt que de vous fier à un chiffre lu une fois.

La numérotation, l’avoir et la conservation

Chaque facture porte un numéro unique, dans une série chronologique et continue, sans trou ni doublon. Vous pouvez y inclure l’année, mais un numéro sauté ou réutilisé se remarque à tout contrôle.

Une facture émise ne se modifie pas et ne se supprime pas. Une erreur se corrige par un avoir, qui annule tout ou partie de la facture d’origine en la citant, et qui prend son propre numéro dans la même série.

Les factures se conservent dix ans. Un double sur papier ou un fichier stocké quelque part suffit, à condition de pouvoir le retrouver et de ne pas pouvoir le retoucher.

Les questions qui reviennent

Les pénalités de retard doivent-elles figurer sur une facture à un particulier ?

Non : les mentions sur les pénalités de retard et l’indemnité forfaitaire de recouvrement concernent les factures entre professionnels. Face à un particulier, elles n’ont pas à y figurer.

Peut-on émettre la facture plus tard, depuis chez soi ?

Oui, la facture n’a pas à être remise sur place. Elle doit porter la date de la prestation, et mieux vaut l’émettre rapidement pour que la série suive l’ordre des passages.

Un modèle de document modifié à la main suffit-il ?

Il peut porter toutes les mentions, mais c’est là que naissent les numéros en double et les dates oubliées. Un outil qui numérote seul et recopie vos mentions évite l’essentiel des erreurs.

Rappl produit la facture depuis le rendez-vous, numérote la série sans trou, recopie vos mentions et gère l’avoir. Vos mentions se posent une seule fois, après une inscription en trois étapes, et elles se recopient ensuite sur chaque facture.