Chaque prestation a son rythme
Une coupe courte, une couleur, un remplissage, un soin du visage : chacune revient à son propre intervalle, et c’est ce rythme qui dit quand écrire. Un même délai pour tout le catalogue écrit trop tôt aux uns et trop tard aux autres.
Notez pour chaque prestation l’intervalle que vous conseillez vous-même en fin de rendez-vous. C’est votre métier qui le fixe, et c’est la seule valeur juste pour vos clients à vous.
Le rythme se compte depuis le dernier passage, quelle que soit la prestation de ce passage-là. Quelqu’un venu la semaine dernière pour autre chose n’a pas besoin qu’on lui dise qu’on ne l’a pas vu depuis longtemps.
Écrire à celui qui n’a rien de prévu
La première règle est de ne jamais relancer quelqu’un qui a déjà un rendez-vous à venir. C’est l’erreur la plus fréquente quand on tient sa liste à la main, et c’est celle qui fait le plus mauvais effet.
La seconde est de ne relancer qu’une fois par cycle. Un message suffit ; trois messages pour le même retard se lisent comme une insistance, et donnent envie de bloquer le numéro.
Un message court, avec de quoi réserver
Le bon message tient en deux phrases : un bonjour avec le prénom, et une proposition simple de revenir. Pas besoin d’argument, la personne connaît déjà votre travail.
Ajoutez le lien qui permet de réserver directement. Un message qui demande de répondre pour convenir d’un créneau ouvre une conversation de plusieurs jours ; un lien la remplace par un geste.
Évitez les formules saisonnières toutes faites et tout ce qui touche à l’argent. Une phrase sincère, que vous pourriez écrire à la main, fonctionne mieux qu’une promotion.
Choisir le canal que la personne lit
Un message sur le téléphone se lit presque toujours dans la journée, un email beaucoup moins. Pour une relance, le canal que vous utilisez déjà avec la personne est le bon, puisque c’est celui où elle a l’habitude de vous lire.
Envoyez-le depuis votre propre numéro ou votre propre adresse. Un message qui vient de vous se lit comme un mot de votre part, pas comme une publicité.
Mesurer ce qui marche
Notez qui vous avez relancé et quand. Quelques semaines plus tard, vous saurez quelles relances ont ramené quelqu’un, et vous pourrez ajuster le délai ou la formulation.
Ne comptez un retour comme le fruit d’une relance que s’il suit de près le message. Au-delà de quelques semaines, la personne serait peut-être revenue d’elle-même, et s’attribuer ce retour fausse votre jugement.
